L'introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria a donc effectivement eu un impact sur l'économie et l'écologie de la région du lac ainsi que sur la vie de ses pêcheurs. Comme nous l'avons vu il est nécessaire de nuancer cet impact car il y eut des points positifs et négatifs. Ce que l'on reprocha au Cauchemar de Darwin, le documentaire d' Huber Sauper fut de ne voir que les points négatifs afin de servir son but : critiquer la mondialisation. De même on critiqua l'aveuglement de François Garçon qui ne vit que des aspects positifs et décrivit la ville de Mwenza comme "une simple ville côtière vivant de la pêche grâce à la perche du Nil". L'article de Frédéric Giraut (Révélation et impasse d' une approche radicale de la mondialisation) est donc très pertinent car il reprend les théories du cinéaste et du journaliste en les affirmant ou les désapprouvant. Il est donc un document de confiance grâce auquel nous pouvons affirmer ce que nous avons avancé. La ville de Mwenza a bien profité économiquement de l'introduction de la perche du Nil mais cette expansion s' est faite si vite que toute la population n'a pu en profiter et que d'énormes contrastes de richesses existent. De plus, nous avons démontré qu' il s'agit d'une croissance basée sur un seul et unique poisson qui pour des raisons écologiques est voué à disparaître. Malheureusement il n'y a aujourd'hui aucune ou alors que de très superficielles remises en question sur ce sujet bien que le documentaire d'Huber Sauper ait provoqué un véritable mouvement de révolte dans le monde entier. Ainsi et comme dans bien des cas nous attendons qu'il soit trop tard pour réagir. De la même manière qu'Huber Sauper a souhaité critiquer la mondialisation nous pouvons nous demander si la fin justifie systématiquement les moyens.
jeudi 10 janvier 2008
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